Depuis sa création et avant même qu’il ne devienne le premier festival du cinéma du monde en cohabitant avec le Marché du film, le Festival de Cannes s’est imposé comme l’antichambre du cinéma de l’année. On ne peut qu’applaudir à la clairvoyance des sélectionneurs, dont les choix sont très souvent confirmés aux Cérémonies des Oscars ou des Césars qui suivent Cannes. En tant que cinéphile, j’ai eu la chance de voir un peu moins de la moitié des films présentés, toutes sélections confondues. Mes journées étaient largement occupées par la gestion de la billetterie numérique, où 30,000 personnes se battent contre la congestion des serveurs à l’ouverture le matin, et à chaque instant pour essayer d’attraper chaque place qui se libère. Pour être élu, il vaut mieux avoir le meilleur smartphone, la meilleure connexion mobile et surtout accepter de risquer une luxation de l’index à force d’actions répétitives. Par conséquent c’est la billetterie qui détermine mon agenda et donc les films que je visionne et commente, pas des choix a priori que j’aurais faits. Cette année, les planètes étaient bien alignées puisque les films retenus dans les différents palmarès étaient largement représentés dans ma liste de billetterie.

En sélection Officielle en Compétition

J’ai vu 10 films sur les 22 sélectionnés, dont 6 des 8 primés par le jury.

J’ai particulièrement apprécié Fjord, je regrette l’oubli de Gentle Monster au palmarès, j’applaudis à la beauté plastique de Fatherland, reconnais la qualité de la proposition originale de Notre Salut / A Man of His Time, ai été ému par La Bola Negra mais pas convaincu par le western de Das Geträumte Abenteuer / The Dreamed Adventure, ni été emporté par la noirceur Minotaur / Minotaure.

En sélection Officielle Un certain Regard

Je renvoie vers l’article que j’ai déjà rédigé sur cette sélection. J’ai vu 17 films sur 19 proposés. A quelques exceptions près, Je suis très en ligne avec les choix du jury ad hoc. Les Éléphants dans la Brume de Abinash Bikram Shah a rendu particulièrement bien hommage à la raison d’être de cette sélection

En sélection de La Semaine de la Critique

Je n’ai vu que 3 films sur les 7 en compétition et, par chance, ils font tous partie des primés. Le Grand Prix est allé à celui que j’avais le mieux noté, La Gradiva de Marine Atlan, comme une évidence.

En sélection ACID

Les hasards de la billetterie ont fait que j’ai pu voir seulement 2 films sur les 9 proposés, qui ne concourent d’ailleurs à aucun prix.  Mais je remercie ACID pour la qualité de ses propositions. Mauvaise Étoile / Under a Bad Star de Lola Cambourieu et Yann Berlier est dans mon top 7, au-dessus de beaucoup de longs métrages en sélection officielle.

En sélection de la Quinzaine des Cinéastes

Je n’ai vu qu’1 film sur les 19 proposés, Atonement / L’Apaisement de Reed Van Dyk (qui ne méritait pas d’être primé). C’est mon faible quota des années récentes, mais aussi le signe que mon agenda était déjà bien plein par ailleurs.

Le Festival de Cannes est maintenant terminé; l’année cinéma commence ! Vivement l’édition du Festival de Cannes 2027. En attendant et sans doute avec un rythme moins soutenu, je vais compléter sorties cinéma avec les films de j’ai manqués à #Cannes2026.

  • Dernière modification de la publication :25 mai 2026
  • Post category:Non classé
  • Commentaires de la publication :0 commentaire
You are currently viewing Cannes 2026, mon bilan

Laisser un commentaire