Sélection Officielle en Compétition
Vu le 23 mai à 8h30
Pays d’origine du réalisateur : Autriche
Durée = 1h54
Avec Léa Seydoux, Jella Haase, Laurence Rupp, Catherine Deneuve
Lucy est une pianiste reconnue qui réarrange de vieilles chansons pour se les approprier. Elle vit le parfait amour avec Philip, son compagnon, avec qui elle a eu un fils, Jimmy. Philip, réalisateur de films, est en dépression après un burn-out. Pour l’aider à surmonter cette période difficile, Lucy accepte de mettre en pause ses ambitions d’artiste et déménage avec lui et leur fils à la campagne, où la dynamique sociale est plus protectrice.
Un matin, la police de la protection des mineurs interrompt la quiétude du foyer. Elle est menée par Elsa, une enquêtrice spécialisée qui se donne à cœur dans son métier, tout en devant composer avec la maladie d’Alzheimer de son père.
Le monde de Lucy s’effondre. Les soupçons de possession d’images prohibées qui pèsent sur l’homme qu’elle aime ébranlent le foyer. L’enquête de police avance, sans qu’Elsa en soit pleinement informée. Mais ce qui transparaît interroge toutes les certitudes de Lucy, en particulier sur ce qui aurait pu affecter leur fils, Jimmy.
La force de Gentle Monster réside dans son traitement de la pédocriminalité en ligne par des gens ordinaires, protégés par l’anonymat des réseaux. Cet anonymat étouffe la prise de conscience de la gravité des actes. C’est le passage du virtuel au réel qui constitue le cadre du film, non du point de vue de l’auteur, mais de celui des proches. Marie Kreutzer traite son sujet sans manichéisme avec une remarque sobriété qui en accroît la crédibilité. Comment être un être aimable et un monstre à la fois?
L’interprétation de Léa Seydoux y est prodigieuse. Gentle Monster est, tout simplement, brillant.
Ma note = 18.5/20
