Sélection de la Quinzaine des Cinéastes
Vu le 15 mai 2026 à 17h30
Concourt pour la Caméra d’Or
Pays d’origine du réalisateur : États-Unis
Durée = 1h58
Avec Boyd Holbrook, Kenneth Branagh, Hiam Abbass, Gheed
En 2003, à Bagdad, en pleine guerre d’Irak, une violente fusillade éclate à l’intersection de deux grandes avenues. Posté au sommet d’un immeuble, un groupe de marines américains ouvre le feu sur deux voitures qui avancent dans leur direction. À bord se trouve une famille tentant de fuir les bombardements. Trois occupants sont tués, plusieurs autres blessés.
Les soldats réalisent rapidement l’ampleur de leur erreur tragique. Dix ans plus tard, certains souffrent encore d’un profond syndrome de stress post-traumatique, hantés par les événements de cette journée.
Lou est l’un d’eux. Insomnies, dépression, tremblements incontrôlables, réactions de sursaut au moindre bruit violent : son quotidien est devenu invivable. Dans l’espoir de trouver une forme d’apaisement, il lance un appel sur Facebook afin de reprendre contact avec la famille victime, désormais installée en Californie. Le journaliste ayant révélé la bavure dans la presse organise alors leur rencontre.
Inspiré de faits réels, le film traite de l’apaisement des souffrances psychologiques des personnages. Il hésite entre le pardon et la rédemption, mais l’exercise est forcément déséquilibré selon le camp des protagonistes impliqués
Malgré les intentions sincères de Reed Van Dyk, il peine à empêcher que certains spectateurs y voient une tentative d’atténuer la mauvaise conscience des va-t-en guerre quant aux dégâts collatéraux des conflits armés aux dépens des victimes. Pour cette facilité-là, mon avis est assez mitigé.
Ma note =12/20
