Sélection de la Semaine de la Critique en séance spéciale
Concourt pour la Caméra d’Or
Vu le 15 mai à 14h30
Pays d’origine du réalisateur : France
Avec Diego Murgia, Bastien Bouillon, Romane Fringeli, Héloïse Volle
Enzo, 19 ans, et sa sœur Carla, 20 ans, vivent livrés à eux-mêmes depuis plusieurs années. Lorsque leur père, Anthony, sort de prison, Enzo croit entrevoir la possibilité fragile de reconstruire une famille et décide de renouer le contact avec lui. Carla, au contraire, refuse catégoriquement cette idée.
Aux yeux de leurs amis, pourtant, une autre version sera racontée : leur père revient simplement d’un voyage en Argentine.
Anthony devient alors l’employé de son propre fils, tandis qu’ils écument ensemble les marchés pour vendre du petit électroménager. Mais ce retour fait ressurgir chez Enzo des traumatismes qu’il pensait enfouis à jamais. Les blessures du passé réapparaissent avec une violence qu’il n’avait pas anticipée.
Le film explore les ravages psychologiques des violences intrafamiliales et pédocriminelles. Les deux jeunes interprètes livrent des performances remarquables. La Frappe est une donc claque qui touche au but.
Ce n’est toutefois pas un film léger, ni une œuvre à conseiller pour une soirée détendue autour d’une pizza un samedi soir. Pourtant, au cœur de cette noirceur, la relation fusionnelle entre Enzo et Carla apporte une forme de lumière et ouvre un chemin possible vers la guérison. On peut toutefois regretter que cette note d’espoir ne soit pas plus développée.
Ma note = 14,5/20
