Sélection Officielle Cannes Classics
Vu le 15 mai à 13h15
Pays d’origine du réalisateur : France
Durée = 1h00
Séance composée de trois courts métrages muets, accompagnés en direct par le commentaire du responsable de la collection d’archives.
En ouverture, un retour sur la genèse du Festival de Cannes : imaginé dès 1939 pour contrer la Mostra de Venise, alors instrumentalisée par les régimes fascistes, le festival se veut d’emblée un « festival de la liberté ». La guerre en retarde pourtant la naissance.
Le premier film projeté, un film amateur en couleur, constitue un document exceptionnel sur la 2ᵉ édition du Festival en 1947. On y découvre les figures du cinéma français — Jacques Becker, Roger Pigaut, Claire Mafféi venus présenter Antoine et Antoinette, mais aussi Charles Vanel, Jean Delannoy ou Roger Blin — captées à la fois dans leurs activités professionnelles et leurs déambulations touristiques. Le film révèle également des images rares de l’hommage rendu aux ouvriers qui, bénévolement, ont édifié le Palais des festivals à l’emplacement de l’ancien club nautique (site de l’actuelle Malmaison), témoignant de l’esprit de la Libération et du rôle déterminant de la CGT dans la mise en place du Festival après l’édition avortée de 1939. Le Palais, alors inachevé, accueille un festival fixé en septembre, avant qu’une violente tempête ne conduise à déplacer durablement la manifestation pour éviter les intempéries.
La séance se poursuit avec deux courts métrages réalisés en 1948 et 1949, véritables appels à la mobilisation du public pour la sauvegarde du cinéma français face à la menace d’une importation massive de films étrangers. Comme le rappelle la secrétaire de la CGT présente lors de la projection, ces initiatives militantes posent les bases d’un système de financement du cinéma français sans équivalent au monde. Le propos se conclut sur une idée forte : sans l’impulsion du mouvement syndical, le Festival de Cannes tel que nous le connaissons aujourd’hui n’existerait pas.
A voir, comme témoignage intéressant de l’histoire du Festival.
Ma note = 12/20
