Durée = 1h30
Avec Chiara Mastroianni, Vincent Lacoste, Camille Cottin, Benjamin Biolay, Carole Bouquet

Maria est marié à Richard depuis vingt ans. Après une dispute avec son mari qui vient de découvrir l'une de ses aventures extraconjugales, elle quitte leur domicile sans laisser de message. Elle s'installe pour une nuit à la chambre 212 de l'hôtel d'en face. Elle offre une vie sur leur appartement. Maria passe en revue ce (et ceux) qui a (ont) pu intervenir dans sa vie depuis 20 ans.
Le concept de faire dialoguer les personnages du présent avec leurs doubles du passé, ainsi qu'avec d'autres protagonistes qui ont compté, fonctionne bien. Le travail sur les dialogues mérite d'être souligné. Certains sont croustillants . Chambre 212, c'est une élégante manière de porter à l'écran une (psych)analyse. Et si, au final, Candide avait raison ?
Ma note = 14/20
11h30 Cendre Noire / Land of Ashes / Ceniza Negra de Sofia Quiros Ubeda (Semaine de la Critique, Costa Rica / Argentine)
Durée = 1h22
Avec Smachleen Gutiérrez, Humberto Samuels, Hortensia Smith
Concourt pour la Caméra d'Or

Dans la forêt vierge d'Amérique centrale, Selva, 13 ans, vit avec son grand père et sa compagne. Quand celle-ci disparaît, Selva imagine qu'elle s'est réincarnée.
Cendre Noire un film onirique et poétique, donc inracontable, qui entremêle les traditions indiennes et la réincarnation. On ne comprend pas tout, mais Sofia Quiros Ubeda en a fait un parti-pris délibéré. Les interprètes ne déçoivent pas. Au bilan, je suis partagé entre reconnaître la qualité de cette oeuvre et reconnaître que ce n'est pas mon type de cinéma préféré. Mais je comprendrais qu'un jury lui fasse honneur.
Ma note = 14/20
14h00 Indianara de Marcelo Barbosa & Aude Chevalier-Beaumel (ACID, Brésil)Durée = 1h24
Ce documentaire brésilien montre le combat d'Indianara, une activiste qui défend les minorités sexuelles. Elle transforme les enterrements des victimes en des manifestes pour la liberté. Avec son équipe, qu'elle dirige comme une mère de famille, elle organise des manifestations pour s'opposer aux populistes, qui gagnent du terrain au Brésil.
On ne pourra pas reprocher au réalisateur de ne pas travestir la réalité, d'éviter de rendre la vie d'Indianara plus trépidante qu'elle ne l'est (elle l'est pourtant, sans aucun doute). Mais il était de sa responsabilité d'organiser l'agencement du récit pour que le destin de cette défenseuse des droits soit sublimé. Au contraire, la forme est trop conventionnelle et le film aurait gagné à s'écarter du récit chronologique.
Ma note = 9,5/20
19h00 Vivarium de Lorcan Finnegan (Semaine de la Critique, Irlande)
Durée = 1h37
Avec Imogen Poots, Jesse Eisenberg

Tom et Genna sont en couple. En quête d'un logement, il passe la porte d'une agence immobilière. Un mystérieux employé les reçoit. Il les convainc de visiter la maison témoin n°9 d'un lotissement au design déroutant. Mais le couple réalise rapidement qu'ils sont pris au piège.
La mise en scène de Vivarium semble être d'un autre âge, comme la version colorisée de la Cinquième Dimension ou du Prisonnier. Un numéro 9, c'est bien un numéro 6 à l'envers, non ? Oui, j'ai plus eu l'impression de d'assister à la projection d'une série B qu'un film de cinéma. Bien qu'amateur du genre, j'ai dû reconnaître que Vivarium ne remplit pas son contrat à 100%.
Ma note = 12,5/20






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