Durée = 1h40
Avec Gabriela Muskala, Lukasz Simlat, Piotr Skiba

Elle a une trentaine d'années. Elle est amnésique. Elle a tout oublié, jusqu'à son nom. Elle suit une thérapie, se reconstruit une identité sous le nom d'Alicia. Elle lance un appel à la télévision pour retrouver son passé. Son père se manifeste. Son vrai nom est Kinga. Elle retrouve son mari et son fils Daniel dans le domicile familial. Quel traumatisme a pu causer son trouble ? Pourquoi ne peut-elle s'empêcher de considérer ses proches comme de complets étrangers ?
Les images de Fuga sont teintées de l'âpreté de la campagne polonaise en hiver. Agnieszka Smoczynska s'est bien gardé de reproduire les excès du cinéma "de genre" au synopsis similaire à Fuga. Le résultat est bien rythmé, les révélations sont habilement distillées le long du film. C'est un très bon divertissement.
Ma note = 15/20
11h30 Guy d'Alex Lutz (Semaine de la Critique, France)
Durée = 1h 41min
Avec Alex Lutz, Tom Dingler, Pascale Arbillot

Gauthier, journaliste caméraman, apprend par sa mère qu'il serait né d'une aventure avec un artiste de variété française ayant eu son heure de gloire entre les années 60 et 90, nommé Guy Jammet. Il prétexte un portrait documentaire avec/sur l'artiste pendant sa tournée nostalgie pour en savoir plus sur ce père qu'il n'a jamais côtoyé.
Guy (interprété par le réalisateur) est un personnage (de composition) attachant et drôle. Pas Drôle parce qu'il est caricatural, comme on aurait pu attendre d'un film mis en scène par un humoriste, mais drôle parce qu'il est humain. Avec Guy, Alex Lutz montre sa capacité à exister là où on ne l'attend pas.
Ma note = 14/20
14h00 Les Morts et les Autres / Chuva E Cantoria Na Aldeia Dos Mortos de João Salaviza et Renée Nader Messora (Un Certain Regard, Brésil, Portugal)Durée = 1h54
Dans un communauté indigène du peuple Krahô, au nord-est de l'Etat brésilien de Tocantins, le jeune Ihjãc vient de perdre son père et, depuis, va mal. Bientôt, il sera temps d'organiser la cérémonie de fin de deuil pour permettre à l'âme du père de poursuivre son chemin. Le jeune fait appel au chaman pour l'aider à surmonter ses souffrances. Lui-même pourrait bien devenir chaman. Mais il se préfère trouver de l'aide en ville.
Les deux réalisateurs filment la confrontation du monde des traditions avec le monde moderne. Les Morts et les Autres était marqué comme « documentaire » dans le catalogue. Le film m'a plutôt donné l'impression d'une fiction bien construite, pas ennuyeuse. Le dépaysement total est garanti.
Ma note = 13,5/20
17h45 Ming Wang Xing Shi Ke / The Pluto Moment de Ming Zhang (Quinzaine des Réalisateurs, Chine)Durée = 1h52
Avec Miya Muqi, Hailu Qin, Xue-bing Wang
The Pluto Moment dépeint le travail d'une équipe de cinéma en cours de tournage de films ou moins commerciaux. Une partie de l'équipe se lance le défi de réaliser un autre type de films. Ils s'engagent dans une odyssée pédestre à la recherche des éléments constitutifs de ce nouveau projet : un lieu, un scénario, un mystérieux manuscrit destiné à être chanté. C'est l'occasion d'échanges entre les protagonistes, qui évoquent les bouleversements dans le pays depuis la révolution culturelle de Mao, le développement des villes et la désorganisation des campagnes.
L'intérêt de The Pluto Moment tient plus à son message politique et socio-économique qu'à son intrigue. Du coup, ce n'est pas le meilleur divertissement de Cannes 2018. Je n'ai pas accroché.
Ma note = 10.5/20






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