Durée = 1h41
Avec Halldora Geirhardsdottir, Davíd Thór Jónsson, Jóhann Sigurðarson

Halla, la cinquantaine, vit seule et rêve d'adopter un enfant. Elle mène une double vie. Côté pile, elle anime la chorale du village. Côté face, c'est «la femme des montagnes», une activiste écologiste qui fait la guerre à l'industrie de l'aluminium. Elle vandalise les installations électriques pour éviter aux Chinois de développer l'activité et ainsi défigurer davantage les plaines d'Islande. Un matin, on l'appelle pour lui proposer d'accueillir une orpheline ukrainienne...
J'ai beaucoup aimé la mise en scène, avec l'intervention récurrente à l'écran des musiciens qui enrichissent la bande son et les arrestations multiples du touriste au faciès de terroriste. Ces incursions du réel amènent de la légèreté sans perturber la dramaturgie. Woman at War est une excellente surprise.
Ma note = 15/20
11h00 Manto de Nandita Das (Un Certain Regard, Inde) Durée = 1h52
Avec Nawazuddin Siddiqui, Rasika Dugal
Le film se passe en Inde pendant les années d'indépendance et de séparation du pays avec le Pakistan. Saadat Hasan Manto est écrivain. Il écrit des nouvelles « réelles » sur la vie des gens autour de lui. Musulman, il doit quitter Bombay pour émigrer au Pakistan en laissant ses amis hindous derrière lui. Les autorités conservatrices n'apprécient pas la liberté de ton de ses écrits et le poursuivent en justice.
Ce biopic bolliwoodien très sage n'est pas déplaisant à regarder. Il combine un témoignage historique avec une réflexion sur le réalisme dans l'écriture. Pas de quoi figurer dans mon palmarès.
Ma note = 13/20
14h00 Meurs, Monstre, Meurs / Muere, Monstruo, Muere d'Alejandro Fadel (Un Certain Regard, Argentine)Durée = 1h38
Avec Victor Lopez, Esteban Bigliardi, Stéphane Rideau
A Fin de l'hiver, une tempête de neige s'abat sur la Cordillère des Andes. Les corps de plusieurs femmes décapitées sont retrouvés près d'un poste frontière isolé, au pied de la montagne. Ce n'est que le début d'une série de meurtres sanglants. Quelle en est la cause ? Une mystérieuse symbolique fondée sur l'association des trois lettres MMM doit permettre d'orienter l'enquête.
Alejandro Fadel a voulu renouveler le genre des films d'horreur. L'essai est louable, les effets spéciaux sont plutôt réussis. Mais, je n'ai pas compris grand chose, mais peut-être n'y avait-il rien à comprendre ? Sans vouloir décourager les amateurs du genre, ils ne trouveront très probablement pas ce qu'ils cherchent, tant les questions ouvertes sont nombreuses.
Ma note = 8/20
17h15 Chris the Swiss d'Anja Kofmel (Semaine de la Critique, Suisse)
Durée = 1h30
Avec Joel Basman, Megan Gay, Susanne-Maria Wrage
Concourt pour la Caméra d'Or

Anja Kofmel, cinéaste suisse mène une enquête pour retrouver la trace de son cousin journaliste. Il a disparu, en Croatie du temps de la guerre en ex-Yougoslavie, étranglé. Anja découvre qu'il a interagi avec un groupe d'ultranationalistes néonazis, sans qu'elle ait la confirmation que cette expérience de vie se limitait au journalisme. Elle apprend aussi que son cousin s'est engagé dans une milice de mercenaires étrangers peu regardants avec la protection des civils et financée par l'opus dei...
Ce film documentaire alterne les images animées et les images réelles. En introduction de la projection, la réalisatrice expliquait :
« The story happened more than 20 years ago and it seems that it is more relevant today than when it happened». Tristement. Elle faisait référence à l'exil de certains jeunes européens en Syrie. Chris the Swiss est donc un film utile à voir.
Ma note = 13/20
20h00 Un Violent Désir de Bonheur de Clément Schneider (Sélection ACID, France) Durée = 1h15
Avec Quentin Dolmaire, Grace Seri, Francis Leplay
L'intrigue se passe dans la campagne française, en 1792. Le monastère du jeune moine Gabriel est réquisitionné comme caserne par les troupes révolutionnaires. Moines et soldats doivent cohabiter. D'abord rebelle, Gabriel accepte d'endosser une fonction de sergent. Une jeune femme lui fait découvrir des plaisirs qu'il n'a jamais ressentis.
Un Violent Désir de Bonheur est un petit film, pas juste à cause de sa longueur et de son budget.
Ma note = 10/20






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