Durée = 1h35
Avec Carolina Sanin, Leticia Gómez, Antonio Martínez

La scène se passe dans la capitale, en Colombie. Sylvia prend soin de son jeune fils, qui ne connaît pas son père, et de sa mère atteinte d'un cancer du poumon métastasé. Avocate, elle est impliquée dans une affaire de corruption de marchés publics, tandis qu'elle cherche l'amour.
Litigante est un film, bien ficelé, sensible, sur la vie mouvementée d'une mère célibataire, malmenée par des accidents de la vie, entre la mort et la vie. J'ai trouvé le tout plaisant à regarder, sans trouver une raison de manifester mon enthousiasme.
Ma note = 13/20
14h00 Bull de Annie Silverstein (Un Certain Regard, USA) Durée = 1h45
Avec Yolonda Ross, Rob Morgan, Troy Anthony Young
Concourt pour la Caméra d'Or
Krystal a 14 ans. Elle vit avec sa petite s½ur au Texas, sous la tutelle de sa grand-mère, parce que sa mère est incarcérée. Rebelle, fait les quatre cents coups, jusqu'au jour où elle croise le chemin d'un monteur de taureau à cru, qui gagne sa vie dans les arènes de rodéo.
Au delà de l'histoire d'une ado qui grandit trop vite, Bull vaut par sa peinture du far west moderne, par une réalisatrice qui semble très bien informée. A l'exception d'une scène métaphorique façon Manoel de Oliveira ou Apichatpong Weerasethakul, la mise en scène de Bull ne recherche pas l'originalité. La conclusion aurait aussi pu être mieux maîtrisée.
Ma note = 13,5/20
16h45 Courts-métrages de SEE Factory (Quinzaine des Réalisateurs)
Durée = 1h02
Pour ceux qui se demanderait ce que signifie le sigle SEE = South East Europe.
Le fil rouge de cet assemblage de courts-métrages est d'être réalisés par des duos de réalisateurs qui ne se connaissaient pas avant de travailler ensemble. Toutes les équipes sont sur la photo.

In Your Hands, de Ma¨a ¦arović (Serbie) & Sharon Engelhart (Israël)
Une fille et sa mère en couple proche de la rupture se rendent chez une magnétiseuse contre les bleus de l'âme.
Ma note = 15/20
The Package de Du¨an Kasalica (Monténégro) & Teodora Ana Mihai (Roumanie / Belgique)
Le film raconte les premiers moments d'une rencontre entre un saxophoniste et la mère d'un bébé, provoquée par une entremetteuse. Petit film efficace.
Ma note = 14/20
The Right One, de Ur¨ka Djukić (Slovénie) & Gabriel Tzafka (Grèce / Danemark)
Un policier présente sa nouvelle amie à sa mère, qui ne lui réserve pas le meilleur accueil. Je mets des points en plus pour les quelques bonnes trouvailles de mise en scène. Long plan séquence.
Ma note = 15,5/20
Spit de Neven Samard¸ić (Bosnie-Herzégovine) & Carolina Markowicz (Brésil)
Des enfants gitans font la manche devant une supérette. Les clients sont mécontents. Une gifle part. Spit est un condensé de la complexité des relations intercommunautaires.
Ma note = 16/20
The Sign de Eleonora Veninova (Macédoine) & Yona Rozenker (Israël/Suisse)
Dans un cimetière, une grand-mère se rend sur la tombe de son mari Jakob en compagnie de sa petite fille pour demander des conseils. Film drôle, mais facile.
Ma note = 14/20
18h45 For Sama de Waad Al Kateab and Edward Watts (Sélection Officielle séance spéciale, Syrie / UK)Durée = 1h35
Concourt pour la Caméra d'Or
For Sama est un documentaire qui se présente comme la lettre d'une mère (Waad Al Kateab) à sa fille, sur fond de guerre en Syrie, pendant le soulèvement et la prise d'Alep. La période couvre 5 ans de vie, où la romance de la journaliste avec un médecin activiste se transforme en mariage, dont le fruit s'appelle Sama. Autour de la famille, la guerre redouble. Malgré les difficultés, Waad ne peut se résoudre quitter la terre à laquelle elle est tant attachée.
Autant être prévenu, For Sama est une ½uvre parfois difficile à regarder : des images fortes mais brutes, tournées pour la plupart dans l'hôpital du père de Sama; des frappes aériennes filmées de l'intérieur qui ciblent jusqu'aux malades en brancard; des témoignages qui émeuvent d'autant plus qu'ils impliquent des civils, dont de nombreux enfants.
For Sama, c'est la guerre en direct, comme rarement on a pu la voir auparavant à l'écran, une guerre particulièrement sale.
Doit-on y lire un cri de colère contre l'inaction de ceux qui savaient, ou un espoir que la vie renaîtra toujours ? Les deux à la fois, sans doute. Oui, For Sala est un film important à voir. A ceux qui se plaindraient d'un traitement déséquilibré du conflit syrien (commentaire émis par une spectatrice dans la salle, mais ce n'est pas mon avis), « c'est le parti pris de l'humanité » confiait le co-réalisateur britannique à la sortie du film. For Sama est le premier film projeté à Cannes 2019 en compétition pour l'¼il d'Or du meilleur documentaire, et il sera difficile à battre!
Ma note = 17/20







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