Les technologies numériques s'installent à Cannes. Après un premier essai l'année dernière, les réservations se font désormais en ligne. Difficile de ne pas reconnaître les progrès par rapport à l'édition 2022. En 2022, les serveurs étaient saturés si rapidement que la simple connexion à l'application devenait très aléatoire. Cette année, plus rien de tel, ou presque, grâce à un nouveau prestataire spécialiste des billetteries de grands événements, mais le réseau mobile souffre et ne donne pas sa pleine puissance à chaque instant. Comme aux concerts des stars internationales, les places s'arrachent dès les premières secondes après l'ouverture. Pour les cinéphiles, c'est à 9h00 précise. Dommage pour la première séance de la journée à 8h30... Un click mal placé, une hésitation, un retour en arrière et c'est la journée entière qui se trouve vide de toute réservation.
Cela crée une discrimination par la qualité des outils de téléphonie et des choix d'architecture de l'opérateur. Mieux vaut recourir à la fibre et au wifi qu'au mobile pour plus de sûreté contre la congestion, surtout dans les salles bondées.
Si le cinéphile a fait ce qu'il faut dans les temps avec la dextérité nécessaire, alors son esprit sera apaisé pour la journée. Sinon, il devra contrôler (souvent) son smartphone dans l'espoir que des places se libèrent parce que des gens renoncent.
La billetterie offre un confort évident. Plus besoin de faire la queue avec un risque aléatoire de rentrer comme du temps où les badges servaient seuls de pass, à moins de recourir à la file de dernière minute sans réservation, seul héritage de l'ancien mécanisme mais toujours bien pratique contre les défections.
Mais le nouveau système a le défaut des mal nommés réseaux sociaux. Chacun y est bien souvent livré à lui-même. Il est devenu presque impossible de programmer des séances entre amis, compliqué de synchroniser les repas. Même en venant à deux, on peut se retrouver par la force des choses avec des programmations très divergentes. Et on peut très bien ne plus croiser une seule fois en 10 jours les fidèles cinéphiles avec qui on avait l'habitude d'échanger à chaque séance...






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