(Semaine de la Critique, Japon)
Durée = 1h35
Avec : Shinobu Terajima, Josh Hartnett, Kaho Minami, Koji Yakusho
Concourt pour la Caméra d'Or

Setsuko n'est pas heureuse dans sa vie trop bien rangée. Jamais mariée, la quarantaine avancée, elle se retrouve engagée contre son gré dans un cours d'anglais-américain (américain est important), qui la libère de ses blocages. Elle y devient Lucy, son pseudonyme américain. Sa participation à ce cours est surtout motivée par John, le professeur, qui ne la laisse pas indifférent. La perspective d'être aimée en retour s'éloigne quand elle découvre que John est aussi l'amant de sa nièce.
Oh Lucy! commence très bien, avec la mise en confrontation (très drôle) des cultures américaine et japonaise. Le reste du film est plus conventionnel, tout comme la mise en scène. Le tout s'avère singulier et divertissant à la fois. Je recommande Oh Lucy! à tous.
Ma note = 14,5/20
11h00 Jeune femme de Léonor Serraille
(Un Certain Regard, France) Durée = 1h37
Avec Laetitia Dosch, Souleymane Seye Ndiaye, Léonie Simaga
Concourt pour la Caméra d'Or
Paula, la trentaine, revient à Paris pour retrouver son compagnon. Elle n'y a plus ses repères et est rejetée par sa mère. Mais elle compte bien s'est sortir. Elle s'invente des identités pour s'en sortir.
Jeune femme est le portrait d'une femme iconoclaste, un peu mythomane et sans doute bipolaire. Tout le film tient par l'interprétation de Laëtitia Dosch, très crédible dans son personnage.
Jeune femme est un film qui revendique sa féminité, à l'imagine de l'équipe du film qui l'a tourné. En ce qui me concerne, le personnage de Paula, à force de casser les codes et de s'éloigner de la normalité, n'a pas réussi à capter mon attention. Je n'ai pas été enthousiasmé, mais beaucoup de cinéphiles présents ne partageaient pas mon avis.
Ma note = 13,5/20
14h30 Courts métrages 1 de la Semaine de la Critique
Ela - Skice na Pozegnanie (Ela - Sketches on a Departure) d'Oliver Adam Kusio (Allemagne)Durée = 0h26
Ela a choisi d'émigrer en Europe. Elle organise son départ et fait ses adieux aux siens.
Beau court métrage, mais l'émotion reste en retrait
Ma note = 15/20
Selva de Sofía Quirós Ubeda (Costa Rica)
Durée = 0h17
Selva passe du temps avec des jeunes de son âge, en particulier un jeune garçon avec qui elle est très proche. C'est déconstruction d'un deuil.
La voix off m'a égaré.
Ma note = 13/20
Le Visage de Salvatore Lista (France)
Durée = 0h30
Camille, employée dans une galerie d'art contemporain prête son visage "ordinaire" pour une capture numérique. Un artiste japonais veut l'utiliser pour un projet de jeu vidéo.
Bien fait, sans plus.
Ma note = 14/20
Tesla : Lumière Mondiale de Matthew Rankin (Canada)
Durée = 0h08
Tesla demande de l'aide pour clôturer son invention.
Ce court métrage mêle animation et prises de vues réelles. Fantasmagorique
Ma note = 10/20
Real Gods Require Blood de Moin Hussain (UK)
Durée = 0h20
Alex répond à l'appel à l'aide de sa voisine et accepte de la garde de ses deux enfants avant le retour de leurs oncles.
Atmosphère oppressante, intense et communicative.
Ma note = 16/20
17h30 La familia de Gustavo Rondón Córdova (Semaine de la Critique, Vénézuéla)
Durée = 1h22
Avec : Giovanny García, Reggie Reyes
Concourt à la Caméra d'Or

A Caracas, Pedro, 12 ans, passe le plus clair de son temps dans la rue. Exaction et violences rythment son quotidien, jusqu'au jour où il tue un voisin de son âge au cours d'une bagarre. Son père répond à son appel à l'aide et organise leur fuite. Les liens distendus entre les deux personnages (excellemment interprétés) vont se renouer à l'occasion de ces événements douloureux.
La Familia mérite sa place à Cannes. C'est du très bon cinéma, prometteur pour la suite de la carrière de Gustavo Rondón Córdova, dont c'est la première œuvre. Mon goût personnel va plutôt vers les films qui mettent en scène l'intrigue plutôt qu'ils ne la verbalisent. D'ailleurs les seconds exigent une concentration renforcée puisqu'ils ne laissent aucun droit à l'erreur pour les spectateurs qui auraient mal entendu/lu les textes au seul moment où ils sont prononcés. La Familia appartient plutôt à cette deuxième catégorie. Du coup, tout réussi qu'il soit, je ne le mets pas dans mes favoris. Mais les cinéphiles avertis ne seront pas déçus.
Ma note = 14/20






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