Durée = 1:56
Avec Valeria Bruni Tedeschi et Micaela Ramazzotti

Béatrice est bipolaire, prétendument comtesse et issue d'une famille aisée italienne. Donatella est dépressive et se remet tout juste d'une tentative de suicide. Leurs chemins se croisent dans une clinique psychiatrique réservée aux femmes. En s'entraidant, elles créent les conditions de leur reconstruction.
Les comédies sont plutôt rares à Cannes et celle-ci est très réussie. Valeria Bruni Tedeschi hérite d'un rôle de déjantée, qui lui va comme un gant. L'humour n'empêche l'émotion, qui nous prend au détour de cette histoire de femmes. Je recommande ce film à tous. Il mérite un succès en salles.
Ma note = 16,5/20

11h30 The Transfiguration de Michael O'Shea (Un Certain Regard, USA)
Durée = 1:45
avec Larry Fessenden, Danny Flaherty, Lloyd Kaufman
Concourt pour la Caméra d'Or
Moli est un jeune vampire afro-américain qui vit dans la banlieue de New York. Comme tout vampire, il a besoin de se nourrir de sang frais périodiquement. Il fait connaissance d'une jeune fille de son âge, mortelle. Mais l'amour entre un vampire et une mortelle est-il possible?
Les allusions à Twilight sont les seules raisons que j'ai pu trouver pour expliquer la présence de ce petit film indépendant dans la sélection. S'il sort dans les salles françaises (ce n'est pas gagné ;-)), inutile de courir le voir. La pizza du samedi soir risquerait de refroidir et ce serait dommage.
Ma note = 9/20
14h00 Fuchi Mi Tatsu de Kôji fukada (Un certain Regard, Japon)
avec Tadanobu Asano, Mariko Tsutsui, Taiga, Kanji Furutachi
Durée = 1:58

Toshio est responsable d'un petit atelier au Japon, à proximité son domicile où il vit avec sa femme et sa fille. Yasaka, une ancienne connaissance vient chercher du travail à sa sortie de prison. Toshio a une dette à son égard et ne peut refuser de l'accueillir. Il s'immisce peu à peu dans le foyer familial.
Le passé ressurgit, entraînant son lot de révélations, et de rebondissements. On ne peut s'empêcher de faire le parallèle avec une tragédie classique, mais filmée avec une retenue toute japonaise. On ne s'ennuie pas et c'est remarquablement bien fait.
Ma note = 15/20
8h45 Neruda de Pablo Lorain (Quinzaine des Réalisateurs, Chili)Durée = 1:47
Avec Luis Gnecco, Gael Garcia Bernal, Mercedes Morán,...
En 1948, le poète chilien Pablo Neruda Neruda est membre activiste du parti communiste. Très critique du Président en exercice, il devient l'une des plus célèbres figures de l'opposition. Le Président demande son arrestation. Poursuivi par la police, Neruda doit se cacher avec ses partisans et fuire. Il commence à écrire "Canto General" une histoire en 231 poèmes et une ode à l'Amérique latine. L'inspecteur Oscar Peluchonneau est chargé de la traque du poète.
La thèse selon laquelle les écrits ont le pouvoir de construire la mémoire collective et donc l'Histoire (avec un H majuscule) est intéressante. Mais je regrette l'usage presque systématique de la voix off tout au long de Neruda, qui perturbe la narration par les images, comme si celles-ci ne se suffisaient pas. J'ai été déçu.
Ma note = 13/20






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