Durée = 1:59
avec Petr Skvortsov, Victoria Isakova, Julia Aug

En Russie, Venjamin est un adolescent en marge du système scolaire. Il construit ses repères par une interprétation littérale de la Bible, qu'il lit assidûment. En conflit avec sa mère, il conteste au lycée le port du bikini dans les cours de piscines, l'information sur la contraception, la théorie de l'évolution. Sa professeur de biologie choisit de s'opposer à ses dérives, en recherchant dans la Bible les ressorts de la contre-attaque.
Le Disciple, c'est le combat de l'institution scolaire contre la montée de l'intégrisme. Le problème, c'est que ce sont là deux thèmes imbriqués et qu'on a l'impression que le réalisateur n'a pas vraiment fait son choix entre les deux. La finition s'en ressent. C'est dommage. J'ai quand même passé un bon moment.
Ma note = 14/20
16h30 Diamond Island de Davy Chou (Semaine de la Critique, Cambodge)
Durée = 1:41

A 18 ans, Bora, rejoint les chantiers de Diamond Island, un complexe immobilier en construction, en marge de Phnom Penh. Il y rencontre d'autres jeunes ouvriers avec lesquels il sympathise. Par hasard, il croise le chemin de son frère aîné, Solei, dont il n'avait plus de nouvelles depuis 5 ans. Ce dernier le fait participer à la vie nocturne d'une classe plus huppée que la sienne.
Les images sont superbes, les jeunes interprètes excellents, le dépaysement total mais l'intrigue manque de relief. Du coup, je n'ai pas été convaincu.
Ma note = 13,5/20
19h00 Rester Vertical de Alain Guiraudie (Compétition Officielle, France)Durée = 1:40
Avec Damien Bonnard, India Hair, Raphaël Thierry...
Un scénariste erre dans les campagnes françaises, en quête d'inspiration. Il s'arrête dans une ferme où il rencontre une jeune mère de deux enfants. Ils sympathisent, lui fait un enfant. Pourtant l'inspiration ne vient toujours pas.
Rester Vertical se mue en quête existentielle, jusqu'à prendre les attributs d'une fable burlesque. On ne peut pas reprocher à l'auteur de l'Inconnu du Lac de ne pas prendre de risque. Certaines images très crues, façon "origine du monde", portent sa signature. Le tout n'est pas inintéressant mais je dois avouer qu'Alain Guiraudie m'a perdu en cours de film.
Ma note =12/20






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