9h00 Like you known it all, de Hong Sangsoo (QZ, Corée).
Un réalisateur quadragénaire s'inspire de sa vie sentimentale décousue pour alimenter ses films. Les premières séquences semblent d'une maladresse inhabituelle pour un film de festival, mais Hong Sangsoo produit une oeuvre plus aboutie sur la fin, en phase avec la maturité grandissante de son personnage. Pas très intéressant, quand même.
Ma note = 8/20
11h30 Samson and Delilah, de Warwick Thornton (UCR, Australie), Candidat à la Caméra d'Or
Dans un petit village aborigène d'Australie, le film raconte le difficile passage à l'âge adulte d'un jeune couple en devenir. Lui est livré se distrait grâce à son poste de radio et s'évade par l'inhalation d'hydrocarbures. Elle doit s'occuper sa grand-mère grabataire. Les deux jeunes vont vivre une lente descente aux enfers, d'abord dans leur village où ils entrent en conflit avec les autochtones, puis en ville, où ils tentent de survivre sans domicile fixe. Le film est très noir, mais l'optimisme reprend finalement le dessus. Alors que W. Thorton nous expliquait "avoir été sauvé des quartiers difficiles par le cinéma" en ouverture de la projection, c'est finalement un accident de voiture qui sauvera ses personnages. Le film vaut d'abord par la démonstration que la communication entre deux êtres peut se passer de paroles. Une réussite.
Ma note = 16.5/20
14h00 la Merditude des choses de Felix van Groeningen (QZ, Belgique).
Le film relate le parcours chaotique d'un adolescent belge de 13ans, qui vit avec son père, ses oncles et sa grand-mère, tous sous le même toit. Cette famille est marginalisée par l'alcool, la violence et des escapades sexuelles mal maîtrisées. Le style du film est déjanté, tel que seuls les réalisateurs Belges savent le faire. De la course cycliste à poils (ci dessous), au championnat mondial de bière, en passant par le tour de France cycliste où les étapes se franchissent à coups de bières, de nombreuses scènes puisent dans le burlesque. Bien que la peinture des caractères soit, elle, plutôt réussie, le réalisateur semble plus se délecter à dépeindre la "cooltitude" des beuveries à répétition, que leur "merditude". C'est la principale raison qui m'empêche de partager l'enthousiasme exprimé par une bonne partie du public à cette projection. Désolé pour les amateurs, mais je n'étais pas là lorsque l'équipe du film a défilé à vélo à poils (vraiment) sur la Croisette.
Ma note = 13/20
17h30 Lost persons Areas de Caroline Strubbe (SIC, Belgique), candidat à la Caméra d'Or
Le synopsis tel que fourni par la production : Bettina et Marcus vivent un amour passionné et charnel dans une baraque de chantier. Avec Tessa, leur petite fille solitaire, ils aspirent à une vie meilleure. Un jour, pour compléter son équipe de techniciens, Marcus engage un ingénieur hongrois. Le rythme de ce long métrage est particulièrement lent, sans que l'œuvre y gagne vraiment. On pourra s'abstenir d'aller le voir en salles.
Ma note = 8/20
Le film était précédé d'un court métrage, Runaway, de Cordell Barker (Canada).
Dans un train bondé, des passagers font la fête, lorsque survient la panne. Un court métrage d'animation très réussi en forme de métaphore de la lutte des classes, qui sied particulièrement à la crise actuelle. Ma note = 17/20






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