8h30: SNOW (SIC, Bosnie, Cam) +CM
Le film se passe dans un village bosniaque, très abîmé par les bombardements de la guerre en ex-Yougsolavie. Autre héritage de la guerre, aucun homme ne fait partie des habitants survivant, à l'exception du patriarche. C'est donc essentiellement une histoire de femmes, en quête de compagnons. Leur principale ouverture sur le monde passe par le commerce de confitures. Des investisseurs extérieurs vont tenter de les convaincre de quitter leur village. .
Le sujet est traité sur fonds de tensions serbo-bosniaques avec beaucoup de subtilité. La séquence qui permettra de parfaire le travail de deuil des disparus est particulièrement bien amené.
Une réussite. Ce film mérite un prix. Peut-être pas la Caméra d'Or, par manque d'innovations dans la réalisation, mais le grand Prix de la SIC serait mérité. Et puis c'est sans doute le plus sérieux prétendant qui ne tombe pas dans un excès de noirceur. Prime à l'optimisme!.
Ma note = 18/20
ERGO, Le CM d'introduction était magnifique! Un film d'animation musical plein de poésie. Mon favori pour le Grand prix de la SIC des courts-métrages.
11h00: LE FETE DE LA FILLLE MORTE (UCR, Bresil, Cam)
Réalisé par Matheus Nachtergaele
Résumé de la production: "Dans une communauté villageoise sur les bords du fleuve Amazone au Brésil, un homme fait l'objet d'une fervente dévotion, car on dit qu'il a ressuscité sa mère lorsqu'elle s'est donné la mort, 20 ans auparavant. Un jour il retrouve la robe d'une fillette disparue que l'on présume morte. Il est sanctifié par la population. Depuis lors, le jour de «la fête de la petite fille morte» est célébré chaque année dans le village."
Le réalisateur décortique les processus qui conduisent à élever un individu au rang de "saint" jusqu'à l'adulation, par un mélange d'interprétations naïves de la religion et de superstitions teintées de rites tribaux.
L'intention est louable, mais des excès dans l'interprétation (en particulier celle du personnage principal) détourne le film de son objectif, au point d'en devenir saoulant. Mais dites-leur d'arrêter de crier!
Ma note = 8/20
16h00: LA FEMME SANS TETE (Compétition officielle, Argentine)
Une automobiliste heurte un obstacle, elle dit avoir tué un chien. Est-ce vraiment un chien ? Autour d'elle, plus rien de semble comme avant. La réalisatrice s'amuse avec les spectateurs en distillant progressivement certaines informations susceptibles d'éclaircir les événements. On aimerait se laisser prendre au jeu jusqu'au bout, mais le film donne l'impression de s'essouffler, presque de se répéter, au fur et à mesure que l'intrigue avance. Dommage.
Ce long métrage est d'une honnête facture, mais ne mérite pas une Palme d'or.
Ma note : 15/20






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