La 78e édition du Festival de Cannes est maintenant terminée. Au risque de contredire de nombreux critiques professionnels pour qui les sélections étaient meilleures l’année passée, qui elles-mêmes étaient moins bonnes que l’année précédente etc,  je considère que l’année 2025 pourrait bien marquer la fin d’une pause imposée à l’industrie du cinéma par la crise sanitaire et les grèves aux Etats-Unis.

J’ai eu la chance de visionner 58 séances (61 en réalité, si j’ajoute les 3 séances de la Compétition immersive que je n’ai pas eu le temps de relater sur mon site), soit 54 longs métrages et 23 courts métrages, tous commentés ici à la sortie des projections. Ces séances n’étaient pas programmées à l’avance, mais choisies en fonction des disponibilités de la billetterie, après de longues et intenses sessions de clics, comme la plupart des cinéphiles sur place, je présume. Ma seule règle était d’éviter les films déjà sortis en salles. J’espère que ces 58 séances sont représentatives du Festival, puisqu’elles correspondent à environ 50 % des films projetés, toutes sélections confondues.

Les thèmes de la condition féminine, de la diversité et de l’enfance étaient très présents, sans être spécifiques à l’édition 2025. La nouveauté de 2025 réside peut-être dans l’ancrage politique plus marqué de certaines œuvres.

En sélection Officielle

La Palme d’Or, Un Simple Accident de Jafar Panahi, est sans doute l’exemple le plus emblématique de cet ancrage. Ce n’était peut-être pas une palme d’Or évidente mais parmi les 15 films (sur 22) en compétition de la sélection officielle que j’ai vus, il avait ce supplément d’intensité émotionnelle qui lui confère naturellement la première place. Je suis content que La Petite Dernière de Hafsia Herzi, mon deuxième film préféré, ait reçu plusieurs prix. O Agente Secreto / L’Agent Secret de Kleber Mendonça Filho a également bien réussi mais ne méritait sans doute pas plus, à cause de certaines imperfections narratives que j’ai évoquées dans mes commentaires.

En sélection officielle des courts métrages

J’ai vu tous les film en compétition. Je suis ravi de voir que le jury ait partagé mon analyse sur le magnifique I’m Glad You’re Dead Now de Tawfeek Barhom, une évidence parmi les onze candidats.

En sélection Un Certain Regard

J’ai commenté 12 films sur les 20 sélectionnés. J’ai été enchanté de lire que La Misteriosa Mirada Del Flamenco / Le Mystérieux Regard Du Flamant Rose de Diego Céspedes était lauréat du plus prestigieux prix, le Prix Un Certain Regard. Je lui avais donné ma meilleure note parmi les films de cette sélection et je lui avais prédit une distinction prestigieuse dès le soir de la projection  

En sélection de la Semaine de la Critique,

J’ai visionné 6 films sur les 7 en compétition. Les trois films que j’ai le mieux notés Left-Handed Girl de Shih-Ching Tsou, Nino de Pauline Loquès et Pee Chai Dai Ka / A Useful Ghost / Un Fantôme Utile de Ratchapoom Boonbunchachoke ont tous eu les honneurs des jurys, mais aucun ne paressait très supérieur aux autres.

En sélection ACID,

J’ai vu 3 films sur 9. Cette sélection est moins suivie par les jurys, qui ne lui ont attribué aucune récompense cette année. Le film qui m’a le plus séduit était La Vie Après Siham / Life After Siham de Namir Abdel Messeeh.

Le Festival de Cannes 2025 est terminé. Vivement la 79e édition en 2026.

J’y serai et mon site reprendra vie !

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