Sélection Officielle des Courts-Métrages en Compétition
Vu le 23 mai 2025 à 11h00
Faute de temps (les courts métrages portent bien leur nom), les synopsis recopiés ci-dessous sont très largement extraits du programme officiel et n’ont pas été rédigés par l’auteur du site, au contraire des quelques lignes de commentaires qui les suivent.
Hypersensible de Martine Frossard
(France /Viet Nam)
Durée = 7’
Hypersensible est le parcours accidenté et surréaliste d’une jeune femme qui cherche à se reconstruire, à contre-courant d’une société prompte à refouler ses émotions.
Les phobies du personnage prennent différentes métaphores, tandis que le tronc d’arbre symbolise le retour à la stabilité.
Beau travail d’animation par dessin animé.
Ma note = 15/20
Arguments in Favor of Love / Disputes en Faveur de L’Amour / Dammen de Gabriel Abrantes
(Portugal)
Durée = 9’
Situé dans un paysage numérique inondé et en flammes, des fantômes se disputent au sujet des tests génétiques, du deuil et de l’amour.
Très joli conte servi par des images 3D originales.
Ma note = 16,5/20
Agapito de Arvin Belarmino, Kyla Danelle Romero
(Philippines)
Durée = 15’
C’est le dernier jour du mois. Les joueurs affluent sur les pistes d’un ancien bowling qui a connu des jours meilleurs. Mira, responsable du lieu, décide de fermer plus tôt que prévu.
Dans les coulisses, les quilles sont encore remises en place à la main, ce qui n’est pas dans danger… Alterne entre narration conventionnelle et comédie musicale.
Ma note = 14,5/20
Fille de L’eau de Sandra Desmazières
(France /Viet Nam)
Durée = 15’
En Polynésie, Mia a passé toute sa vie à plonger en apnée, pêchant et nageant à travers les algues et les rochers. Le temps a passé transformant son corps et les paysages qui l’entourent. Les êtres chers ont disparu. Ce soir Mia se souvient.
Malgré un désir d’enfant qui ne se concrétise pas, l’amour résiste à l’épreuve du temps. Belle technique d’animation.
Ma note = 15/20
Ali de Adnan Al Rajeev
(Bangladesh)
Durée = 15’
Dans une ville côtière où il est interdit aux femmes de chanter, un adolescent s’inscrit à un concours de chant dans l’espoir de partir vivre en ville, tout en dissimulant sa véritable voix de manière troublante.
Interdit par sa mère de chanter
Sympathique proposition, mais j’attendais un rebondissement.
Ma note = 13,5/20
Dammen de Grégoire Graesslin
(France)
Durée = 15’
Deux jeunes femmes profitent des abords sauvages d’un lac isolé. Il fait beau et chaud. Clara s’isole pour uriner. Elle ne réapparaît pas. L’inquiétude de son amie grandit.
Plans fixes interrompus. Superbe maîtrise des techniques pour faire monter l’angoisse.
Ma note = 17/20
The Spectacle de Bálint Kenyeres
(Hongrie)
Durée = 15’
Un jeune garçon rom est capable d’entrer en lévitation. Il attire l’attention de la presse et espère ainsi passer à la télévision.
Proposition intéressante. Pourquoi le recours au regard caméra?
Ma note = 14/20
I’m Glad You’re Dead Now de Tawfeek Barhom
(Palestine)
Durée = 13’
Deux frères retournent sur l’île de leur enfance, où des secrets enfouis et des tensions pesantes les obligent à affronter un passé sombre qui les lie.
Ils enterrent leur père dont ils ont subi les sévices quand ils étaient jeunes garçons.
L’un d’eux est atteint de démence et peine à se remémorer sa jeunesse, mais se souvient du recours à l’acidité du citron pour retirer les goûts désagréables.
J’applaudis à la maestria de Tawfeek Barhom qui réussit à véhiculer tant d’émotions en 15 minutes. Je n’ai que très peu d’exemples en tête de courts-métrages en sélection à Cannes au cours des vingt dernières éditions qui se sont approchés d’une telle performance. Une vraie claque ! I’m Glad You’re Dead Now est tout simplement brillant.
Ma note = 18/20
Nvhai / Filles de Zhaoguang Luo, Shuhan Liao
(Chine)
Durée = 14’
Dans le Yunnan rural, la vie ordinaire d’une fillette de neuf ans chez ses grands-parents est brisée par un incident indicible.
La préparation de l’incident était perfectible.
Ma note = 14/20
Aasvoëls / Vautours de Dian Weys
(Afrique du Sud)
Durée = 15’
Dans les minutes tendues qui suivent un accident de voiture, avant que la police n’arrive sur les lieux, un conducteur de dépanneuse tente désespérément de récupérer le véhicule accidenté. Mais la situation lui échappe rapidement quand un dépanneur concurrent revendique la priorité sur son territoire. Pendant ce temps, les blessés attendent de l’aide.
Excellent. Intense. Complet.
Ma note = 17/20
A Solidão Dos Lagartos de Inês Nunes
(Portugal)
Durée = 15’
Dans un spa entouré de montagnes de sel, les clients se détendent pendant que des ouvriers récoltent les cristaux brillants au soleil. À la nuit tombée, l’espace se transforme, façonné par les désirs de ses visiteurs.
Diverses scènes en bordure d’une mer salée. Le tout est décousu mais la créativité des plans mérite d’être signalée.
Ma note = 11/20
Ma photo de réalisateurs en compétition :


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