La Ola / La Vague de Sebastián Lelio
Sélection Cannes Première
Pays d’origine du réalisateur : Chili
Durée = 2h09
L’intrigue se passe au Chili, dans une université d’expression artistique, au moment de la révélation des scandales me-too. Les étudiantes se rassemblent dans un même élan et occupent l’université pour dénoncer les viols et le harcèlement dont certaines sont victimes de la part de leurs collègues masculins. La plupart de ces derniers ne sont pas poursuivis ni sanctionnés. Ils restent impunis voire soutenus par l’administration.
Julia, une étudiante en musique qui rejoint la cause pour libérer la parole. Cette expérience réveille chez elle le souvenir d’une relation sexuelle non consentie avec Max, l’assistant de son professeur de chant. Son combat pour obtenir reconnaissance de son traumatisme devient l’élément fédérateur du mouvement étudiant.
Le film s’ouvre sur une chorégraphie étourdissante en forme de haka rugbystique, comme une protestation collective contre les violences faites aux femmes. Une vraie claque ! Les autres morceaux musicaux qui rythment le film libèrent d’ailleurs autant de débauche d’énergie communicatrice. La complexe question du consentement est traitée sous toutes ses formes de manière équilibrée, mais on aurait pu préférer plus d’aspérités. Le tout dégage tant d’énergie qu’il est difficile ne pas ressortir (en)chanté d’avoir passé un très bon moment… et de se demander pourquoi la Vague ne figurait pas dans une section plus prestigieuse.
Ma note = 16,5/20
