Eddington d’Ari Aster
Sélection Officielle, film en compétition
Vu le Samedi 17 mai à 11h00
Pays d’origine du réalisateur : USA
Durée = 2h25
Avec Joaquin Phoenix, Pedro Pascal, Emma Stone, Austin Butler
En mai 2020, durant la pandémie de Covid-19, à Eddington au Nouveau-Mexique, le shérif local Joe Cross, qui résiste au port du masque sanitaire et n’est pas insensible aux théories complotistes, s’oppose au maire Ted Garcia défenseur de l’orthodoxie sanitaire. Les deux individus sont candidats aux élections pour renouveler le poste de maire. Aucun cadeau ne sera fait à l’adversaire pendant la compagne, même s’il faut y mêler les familles. Le décès retentissant de George Floyd à Saint-Louis suite à l’intervention musclée de la police de Saint Louis ajoute de manifestations de rue à une équation locale déjà compliquée.
Ari Aster s’amuse avec l’histoire récente pour faire un portrait très sombre de l’Amérique. Il propose un far west modern alimenté par tous les conflits qui tiraillent les communautés : les suprématistes blancs contre les black lives matter, les majorités contre les minorités, les hommes contre les femmes, les pro- contre les anti-vax, les complotistes contre les défendeurs de la vérité. La Far West évolue en feu d’artifice sanglant. Eddington part dans tous les sens avec une certaine virtuosité mais aussi dans l’excès. Ce n’est pas le style de cinéma qui me séduit le plus.
Ma note = 14,5/20
