Aujourd’hui attardons-nous sur les gens présents sur la Croisette. On y croise six types de populations. Les périmètres des six populations sont mouvants, surtout en fonction de la météo mais aussi de la fatigue accumulée à mesure de l’avancée du festival
- Les chercheurs de stars. Parmi eux, on compte les photographes. Ils font la queue pendant des heures à la sortie des hôtels ou auront cadenassé un escabeau au pied des marches, qu’ils défendront à tout prix pour conserver la meilleure place. Dans cette catégorie figurent aussi les fans au smartphone, venus de loin pour apercevoir leur idoles pendant quelques furtives secondes. Les cinéphiles obtiennent le même résultat sans effort en fréquentant les salles où les équipes présentent leurs films.
- Les plagistes. ils sont là pour voir et se faire voir ou simplement prendre un douche de soleil. Les cinéphiles les apprécient parce qu’ils appellent les autres festivaliers à les rejoindre et à libérer des places en salle.
- Les fêtards. Lever à 14h minimum, ils sont experts dans l’art de se faire inviter dans les nombreux lieux de la Croisette où résonnent les haut-parleurs sur-boostés. Les cinéphiles ne les croisent qu’à la sortie de la dernière séance de la journée.
- Les professionnels du cinéma. ils sont à Cannes pour faire affaire, organiser un casting, chercher des producteurs ou promouvoir un film. Ils fréquentent assidûment le Marché du Film. La presse se greffe à cette population. Ce sont les ennemis des cinéphiles parce qu’ils sont prioritaires dans les salles.
- Les cinéphiles, dont je suis. Ils sont prêts à tout pour voir des films. Depuis la mise en place de la billetterie en ligne, ils gardent continûment les yeux rivés sur leur smartphone en quête d’invitations pour occuper leur journée.
- Les habitants de Cannes. La coexistence avec la foule des festivaliers ne les enthousiasme guère. Les professionnels sauront profiter de l’opportunité de l’augmentation de la demande à offre constante pour ajuster opportunément leurs tarifs, en particulier les hôteliers et les restaurateurs. D’autres préfèrent fuir en mettant leur appartement en location pour éviter les perturbations.
