Durée = 1h36
Avec Tillotama Shome, Vivek Gomber Concourt pour la Caméra d'Or

Ratna est une jeune veuve qui a quitté les pesantes traditions de son village, pour la liberté de Bombay. Elle travaille comme domestique chez Ashwin, le fils d'une riche famille. Celui-ci vient d'annuler son mariage alors que tout était déjà organisé, parce sa promise l'a trompé. Ashwin n'est pas comme les autres riches « sirs ». Il prête attention aux petites gens, les écoutent, les encouragent. Il est séduit par la résilience de Ratna, sa volonté de vivre ses rêves, de ne jamais laisser tomber...
Sir, c'est le récit d'un amour impossible, une histoire qu'on pourrait croire vue et revue mais remarquablement mise en scène. La rigidité des castes est mise à l'écran avec une modestie chargée d'émotion qui fait tout le charme de ce petit bijou, loin des codes de Bollywood. A voir!
Ma note = 16/20
11h30 Long Day's Journey into Night de Bi Gan (Un Certain Regard, Chine) Durée = 1h50
Avec Tang Wei, Sylvia Chang, Huang Jue
Je vous retranscris le synopsis de la production, parce que je serais bien incapable d'en faite état moi-même.
« Luo Hongwu revient dans sa ville de naissance 12 ans après avoir commis un meurtre impuni. Des souvenirs de la belle et énigmatique femme qu'il a tuée ressurgissent, le confrontant à des révélations difficiles. Le passé et le présent, le rêve et la réalité se combinent dans un film noir au visuel fort et innovant. »
« Ce film n'est pas un film en 3D. Suivez le héro pour savoir que faire de vos lunettes », peut-on lire en introduction. Oui, la partie finale du film, onirique, est en 3D. Mais ce n'est pas la seule spécificité de cet ovni. La plus importante, c'est que je n'ai rien compris. J'ai donc interrogé les cinéphiles présents à la séance, il est étonnant d'entendre à quel point les lectures divergeaient et ne corroboraient pas le petit texte reproduit ci-dessus.
Ma note = 10/20
14h30 Euphoria de Valeria Golino (Un Certain Regard, Italie)Durée = 2h00
Avec Riccardo Scamarcio, Valerio Mastandrea, Isabella Ferrari
Tout semble réussir à Matteo, entrepreneur prospère, épanoui, sportif. Sentimentalement, il accumule les conquêtes (hommes). Son frère Ettore vit, toujours dans leur village natal, où il enseigne tandis que son couple est mal en point. Les deux frères, dont les vies avaient divergé, se retrouvent lorsque Ettore se découvre atteint d'un cancer évolutif. Matteo va alors tout faire pour lui rendre la vie insouciante.
Le cinéma mondial a déjà produit plusieurs grands classiques sur le thème des malades en fin de vie. L'idée du scénario était donc pleine de promesses. On ne s'ennuie pas, mais l'émotion reste contenue. J'avais préféré le film précédent de Valeria Golino, Miele.
Ma note = 12/20
18h00 Amin de Philippe Faucon (Quinzaine des Réalisateurs, France) Durée = 1h31
Avec Moustapha Mbengue, Emmanuelle Devos, Ouidad Elma
Amin, est un Sénégalais. Il vit dans un foyer de travailleurs immigrés. Il travaille sur les chantiers, souvent au noir. Il retourne dans son village quelques fois par an. Il y retrouve sa femme Aïcha et leurs trois enfants, qui vivent la séparation difficilement mais qui profitent de la manne financière qu'il rapporte avec lui. En France, Amin n'a d'autre vie que son travail, d'autres amis que les hommes qui partage le foyer. Sur un des chantiers, il fait la connaissance de Gabrielle, une mère en instance de divorce. Une idylle entre eux se nouent...
Trop de raccourcis nuisent à la narration. Les personnages manquent de profondeur. Amin fera un bon téléfilm et devrait rester hors des palmarès.
Ma note = 11/20
20h00 Courts-métrages de la Semaine de la Critique 2Hector Malot: The Last Day of the Year de Jacqueline Lentzou (Grèce)
Durée = 0h23
Avec Sofia Kokkali, Nikos Zeginoglou, Katerina Zisoudi, Giannis Papadopoulos,
Le soleil du dernier jour de l'année sur une voiture encore baignée par la lune. Un groupe de jeunes fait la fête. Sofia y fait un rêve...
Inégal.
Ma note = 11/20
Ya Normalniy / Normal de Michael Borodin (Russie)
Durée = 0h20
Avec Eduard Kashporov, Elizaveta Shakhova, Leonid Klets, Svetlana Nikiforova
Sasha a abandonné l'école. En présence de ses amis, il joue les brutes. Chez lui, Sacha a soif de connaissances. Il rêve de partir mais plusieurs obstacles se dressent sur son chemin.
Bien fait mais mise en scène conventionnelle.
Ma note = 14/20
Mo-Bum-Shi-Min / Exemplary Citizen de Kim Cheol-hwi (Corée du Sud)
Durée = 0h12
Avec Yoon Se-hyun, Oh Gang-jin
Dans l'arrière-boutique d'un lieu de paris hippiques illicites, des toilettes sales et abandonnées. Ho-Jun y entre, impeccablement habillé et reste sans voix devant les lieux. Il entreprend de nettoyer ces toilettes.
Drôle et intense.
Ma note = 14,5/20
Amor, Avenidas Novas de Duarte Coimbra (Portugal)
Durée = 0h20
Avec Manuel Lourenço, Beatriz Luís, Marcelo Tavares, Carolina Caramujo,
Manel tire sa conception idéalisée de l'amour de la relation de ses parents. Sa rencontre avec Rita a un effet profond sur lui, soudain submergé par un sentiment de passion surnaturelle.
Comédie musicale. Bof
Ma note = 13/20
La Persistente de Camille Lugan (France)
Durée = 0h22
Avec Harold Torres, Angelina Woreth, Julien Drion
Une station, quelque part dans les Pyrénées. Ivan ne respire que pour sa moto, La Persistente, qui sent, aime et vit. Le jour ou un rival local la lui arrache, Ivan n'a qu'une obsession en tête : la récupérer.
Esthétique travaillée.
Ma note = 14/20






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