Durée = 1H23
Avec Louise Mauroy-Panzani, Ilça Moreno Zego, Arnaud Rebotini, Fredy Gomes Tavares, Abnara

Gomes Varela Cléo vient d'avoir 6 ans. Depuis la mort de sa mère, elle est élevée par son père et surtout par Gloria, sa nounou, qui la garde depuis sa naissance. Tandis que Gloria est rappelée dans son pays d'origine au Cap-Vert pour un décès, Cléo lui fait promettre de la revoir dès les prochaines vacances. Gloria lui propose de venir passer un (dernier) été ensemble.
Le thème principal d'Ama Gloria, c'est le développement trop rapide d'une gamine, confrontée à des problèmes qui ne sont pas de son âge. Marie Amachoukeli joue plutôt habilement avec le contraste entre un monde d'adultes et la compréhension que peut en avoir une très jeune fille. Amma Gloria tient surtout par l'interprétation bluffante de la petite Louise Mauroy-Panzani, que l'on reverra assurément à l'écran.
Ma note = 13/20
10h00 Occupied City de Steve McQueen (Séance spéciale de la sélection officielle, Pays-Bas, UK)
Durée = 4h22

En 2022, la caméra s'attarde sur des quartiers d'Amsterdam, parfois dans un lieu iconique, parfois dans un simple appartement ou dans une échoppe. Elle filme des protagonistes qui vaquent à leurs occupations, qu'ils soient simple habitants, touristes ou travailleurs. La caméra de Steve McQueen ne s'est pas arrêtée là par hasard. On apprend par une voix off qu'un événement de la seconde guerre mondiale qui s'y est déroulé, en relation avec l'holocauste. Le processus se répète. La Caméra change de lieu pour relater un autre événement.
Le spectateur recherche une intrigue ou une articulation logique entre les multiples scénettes. Le réalisateur aurait-il tenté une confrontation de la période d'occupation nazie avec la période de confinement COVID? La première partie du film pourrait le laisser penser mais l'impression tourne court. On devine l'intention de rappeler qu'à côté de la célèbre Anne Frank (à peine évoquée), 60000 autres Juifs ont été exterminés dans la ville, et que leurs mémoires méritent tout autant d'être célébrées. Chacun aura le temps de trouver son explication pendant cette expérience de cinéma de 4h22 (+ un entracte à mi parcours dont les organisateurs du Festival nous ont fait don). La longueur d'Occupied City est d'autant plus pesante que le film est décousu. Il manque une histoire dans l'Histoire.
Ma note = 11/20
17h00 Tiger Stripes de Amanda Nell Eu (Semaine de la Critique, Malaisie)
Durée = 1H35
Concourt pour la Caméra d'Or
Avec Zafreen Zairizal, Deena Ezral, Piqa, Shaheisy Sam...

Dans un village en Malaisie, Zaffan, 12 ans, fait les 400 coups avec deux copines de collège. Elle est à l'âge où les corps se transforment et on devient femme. De la bande, c'est celle qui grandit la plus vite. Les tensions augmentent dans la bande de copine. Le reste de sa classe s'éloignent de Zaffan. Sa différence suscite rejet et ostracisme. On la soupçonne d'être hantée par un démon.
Tiger Stripes est un film original, parfois réaliste, parfois fantastique, mais jamais ennuyeux. Le tigre est ici utilisé comme métaphore d'une féminité assumée. On ne peut s'empêcher de le rapprocher des œuvres d'Apichatpong Weerasethakul, par ses effets spéciaux et son goût pour son symbolisme en symbiose avec la nature.
Ma note = 14/20






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