Durée = 1h49
Avec Ingvar Eggert Sigurðsson, Hilmir Snær Guðnason

Dans la toundra islandaise, un policier cinquantenaire vient de perdre sa femme dans un accident de voiture. Le soutien de sa fille et de sa petite fille ne suffit pas à faire oublier l'absence de son seul grand amour. Quand on lui remet les dernières affaires personnelles de sa femme, il découvre qu'elle n'était peut-être pas l'être idéalisé qu'il imaginait.
Après quelques dizaines de minutes, la thèse du film s'installe. L'œuvre vaut surtout par deux scènes très intenses, que je ne peux pas expliciter dans ce blog sans dévoiler des éléments importants de l'intrigue. L'ensemble a quelques longueurs inexplicables, mais on ne s'ennuie pas. A White, White Day est un divertissement de grande qualité.
Ma note = 14/20
11h00 Papicha de Mounia Meddour (Un Certain Regard, Algérie)
Durée = 1h46
avec Lyna Khoudri, Shirine Boutella
Concourt pour la Caméra d'Or

En Algérie, années 1990. Nedjma, une étudiante de 18 ans, rayonnante de joie de vivre, ne peut se résoudre à la généralisation des interdits religieux. Styliste, elle fournit la jeunesse huppée dans les boîtes de nuit avec des robes qu'elle dessine elle-même. Elle revendique le droit à s'habiller, d'assumer sa féminité, d'aimer au grand jour. Pendant ce temps, les religieux radicaux imposent leur vision du monde dans la violence. Elle choisit de résister en organisant un défilé dans la cité de filles où elle réside.
Papicha, c'est l'urgence de créer comme remède aux frustrations, comme fenêtre vers la liberté, mais c'est surtout un manifeste féministe contre l'oppression. La mise en scène n'est pas particulièrement créative mais le message est crié haut et fort, et fait mouche. J'ai passé un excellent moment. Le film fut d'ailleurs très applaudi. A voir !
Ma note = 16/20
14h30 Les héros ne Meurent Jamais / Heroes don't Die de Aude-Léa Rapin (Semaine de la Critique séance spéciale, France / Belgique)
Durée = 1h25
Avec Adèle Haenel, Jonathan Couzinié, Antonia Buresi, Hasija Borić, Vesna Stilinović
Concourt pour la Caméra d'Or

Ses proches le prennent pour un fou. Joachim se croit réincarné dans le corps d'un soldat serbe, parce qu'un inconnu l'a apostrophé dans les rues de Paris, croyant le reconnaître en criminel de guerre. Le soldat serait mort le 21 août 1983, l'année de naissance de Joachim. Avec deux amies Alice et Virginie, Joachim par à la recherche de lui-même sur la terre de ses ancêtres supposés.
Les héros ne Meurent Jamais est un film dans le film, puisque les amies entreprennent de tourner un film sur Joachim pendant leurs voyages. Mais c'est un film à petit budget, et déroutant. Bof.
Ma note = 10,5/20
17h45 The Staggering Girl de Luca Guadagnino (Quinzaine des Réalisateurs séance spéciale, Italie)Durée = 0h37
Avec Julianne Moore, Mia Goth, Kyle MacLachlan
Francesca, une écrivaine italo-américaine, résidant à New York, rentre à Rome, au chevet de sa mère âgée. Elles se souviennent des événements qui ont marqué leur vie.
The Staggering Girl est un moyen métrage onirique, inracontable, au casting prestigieux (présent à la projection), à l'esthétisme travaillé, en particulier dans les costumes. « Ce ne sont pas les robes de haute couture qui ont été créées pour le film mais le film qui a été créé à partir des robes. » Si vous cherchez du divertissement ou de l'émotion, passez votre chemin. The Staggering Girl est plutôt un exercice de style.
Ma note = 9/20






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