8h30 Elle de Paul Verhoeven (Compétition officielle, Pays-Bas)Durée = 2:10
Avec Isabelle Huppert, Laurent Lafitte, Virginie Efira...
Michèle est à la tête d'une entreprise de jeux vidéos qu'elle gère avec poigne. Sa vie personnelle est à l'image de sa vie professionnelle, en blanc ou noir. Elle tient en haute estime ceux qui manient la force et l'intimidation, ceux qui donnent des coups et ceux qui en rendent. Un jour, elle est agressée elle par un individu cagoulé, entré chez elle par effraction. Qui est cet homme qui lui en veut autant?
Elle est un thriller qui met mal à l'aide. Le personnage sarcastique de Michèle est sans doute un peu extrême mais assez crédible. Le jeu sadomasochiste entre le persécutant et le persécuté, avec des rôles qui parfois s'échangent est bien construit. Isabelle Huppert est parfaitement à l'aise dans son personnage. Pourquoi pas un prix d'interprétation pour elle ?
Ma note = 16/20
11h30 Courts métrages de la Sélection Officielle.
La Laine sur le Dos de Lotfi Achour (Tunisie)
Durée = 0:15
En plein désert, un grand père et son petit fils sont arrêtés par deux policiers qui leur extorquent un mouton. Bien fait.
Ma note = 14,5/20
Dreamlands de Sara Dunlop (UK)
Durée = 0:14
Une virée sexuelle mettant en scène quatre adolescents avides de découverte. Mais est-ce vraiment ce qu'ils recherchent? Mise en scène très conventionnelle.
Ma note = 12,5/20

Timecode de Juanjo Gimenez (Espagne)
Durée = 0:15
Un gardien et une gardienne de parking sous-terrain communiquent l'un avec l'autre par la danse en s'enregistrant sur les bandes des caméras de surveillance. Un petit bijou de poésie et d'humour.
Ma note = 17/20
Après Suzanne de Félix Moati (France)
Durée = 0:15
Après le départ de sa copine Suzanne, un jeune homme éprouve des difficultés à s'engager à nouveau dans une relation. Film bien fait, bien interprété. Sans plus.
Ma note = 14/20

Imago de Raymund Ribay Gutierrez (Philippines)
Durée = 0 :15
Pour 2000 pesos, ils mettent en bière les corps des défunts ou prétendent qu'ils le font. Bien construit, atmosphère bien rendue.
Ma note = 16/20
La Jeune Fille qui Dansait avec le Diable de João Paulo Miranda Maria (Brésil)
Durée = 0:14
Une jeune fille interprète des chansons religieuses pour un prédicateur de rue intégriste. L'insouciance de la jeunesse reprend le dessus et elle s'écarte des principes moralisateurs. Elle est punie. Ouais, bof...
Ma note = 12/20
Baston sur une plage suédoise !!/ Fight a Swedish Beach !! de Simon Vahlne (Suède)
Durée = 0:14
Une bande d'ados profèrent des slogans et des insultes. Un père de famille intervient et la plage devient une scène de bagarre. Film très correct.
Ma note = 14/20
4:15 P.M. la Fin du Monde de Catalin Rotaru, Gabi Virginia Sarga (Roumanie)
Durée = 0:15
Un autostoppeur monte dans une camionnette. Il dit s'appeler Jésus Christ et connaît beaucoup de détails secrets de la vie du conducteur. Court métrage bien ficelé, mais ne transmet pas assez l'émotion.
Ma note = 13,5/20
Le Silence de Farnoosh Samadi, Ali Asgari (Italie)
Durée = 0:15
Une petite fille sert d'interprète pour sa mère étrangère chez le médecin, qui doit lui annoncer une mauvaise nouvelle. Film bien réalisé et équilibré.
Ma note =15/20

Madre / mère de Simón Masa Soto (colombie)
Durée = 0:14
A l'occasion d'un casting, une jeune fille de 18 ans découvre l'argent facile par le biais de l'univers du porno. Elle en ressort perturbée. Film très réussi, avec une vraie charge émotionnelle.
Ma note = 17,5/20
Je précise que les appréciations de tous les films qui suivent dans cette page ont été publiées après la révélation de distinctions reçues par chacun d'eux, donc j'ai pu être influencé par le choix des jurys.
15h00 Mercenaire de Sacha Wolff (Quinzaine des Réalisateurs, France) Durée = 1:52
Avec Iliana Zabeth, Laurent Pakihivatau, Mikaele Tuugahala
Tout juste sorti de l'adolescence où il était battu par son père, Soane, un jeune Wallisien de 120kg, est repéré par un mafieux, Abraham, pour ses qualités de rugbyman. Il part pour le sud de la France, rejoindre un club, laissant son jeune frère soumis aux accès de violence du père. L'accueil sportif dans la métropole est d'abord mitigé, mais Soane ne tarde pas à montrer son potentiel.
Mercenaire nous emmène à Wallis et Futuna et dans le monde de l'ovalie, deux bonnes raisons pour un dépaysement assuré. Les interprètes sont très crédibles. L'intrigue est bien construite. Oui, c'est bien un des meilleurs films de cette Quinzaine des Réalisateurs 2016.
Ma note = 16/20
Ce long métrage était précédé du court métrage
Cassandre de Joeffrey Renambatz (Quinzaine des Réalisateurs, France)
Durée = 0 :22
Une petite fille part en forêt disperser les cendres d'un parent, mais se perd sur le chemin du retour.
Elle est diabétique et sa réserve d'insuline est limitée.
Ma note = 14/20
18h30 Wolf and Sheep de Shahrbanoo Sadat (Quinzaine des Réalisateurs, Afghanistan)Durée = 1:26
Avec Sediqa Rasuli, Qodratollah Qadiri, Ali Khan Ataee
Par manque de temps, je recopie le synopsis donné par le guide de la Quinzaine des Réalisateurs. Dans une région éloignée d'Afghanistan, les gens croient dur comme fer aux histoires qu'ils inventent pour expliquer les mystères du monde. La montagne appartient aux enfants bergers. Bien que les adultes ne les surveillent pas, ils suivent les règles, la principale étant que garçons et filles ne doivent pas être ensemble. Les garçons s'entraînent à la fronde avec l'espoir d'effrayer les loups, les filles fument en secret et jouent à se marier. Elles se moquent et tiennent à l'écart Sediqa, 11 ans, qu'elles tiennent pour maudite. Qodrat, 11 ans, devient lui aussi le sujet des commérages quand sa mère se remarie avec un homme âgé qui a déjà deux épouses. Et un jour, il rencontre Sediqa...
Les paysages sont superbes. La direction des très jeunes acteurs est remarquable. Par contre la narration n'est pas conventionnelle. A refuser d'être explicite, Shahrbanoo Sadat ne nous aide à pas à saisir le fond de son message dans la durée du film. Le cinéma afghan est si rare qu'il mérite d'être aidé dans sa diffusion par des prix, d'autant que Wolf and Sheep est de très bonne facture, mais pas parmi mes préférés de la Quinzaine des Réalisateurs 2016
Ma note = 13.5/20
Ce long métrage était précédé du court métrage
Chasse Royale, de Lise Akoka et Romane Gueret
Durée = 0:28
Une jeune adolescente effrontée issue d'une famille à faibles revenus concourt pour un casting de film. Interprétation convaincante.
Ma note = 15/20






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