
9h00 Inside llewyn Davis, de Ethan Coen et Joel Coen (compétition officielle, USA)
Durée = 1H45
Avec Oscar Isaac, Justin Timberlake, Carey Mulligan
Llewyn Davis est un chanteur folk à Greenwich Village, dans le New York des années 60. Sa vie est une bohème: des représentations dans des petites salles, des aventures amoureuses de courte durée, des hébergements temporaires chez les uns et les autres. Comment vivre de son métier dans ces conditions?
Ce film porte la signature du réalisme cher aux frères Coen. Toutefois, leur prise de risque est ici limitée. Les dialogues sont, comme à chaque fois, de qualité.
Inside llewyn Davis est un divertissement très plaisant à regarder. C'est le résultat d'un travail bien ficelé, mais ce n'est pas le meilleur film des Coen.
Ma note = 16.0/20
11H30 La Vie d'Adèle de Abdellatif Kechiche (Compétition officielle, France)
Durée = 2h55
Avec Adèle Exarchopoulos, Léa Seydoux, Salim Kechiouche

Adèle, 16 ans, est un première quand le film débute. Elle discute des garçons avec les filles de son âge mais, au fond d'elle-même est troublé par les filles. Elle croise le regard d'Emma, son aînée de quelques années et étudiante aux Beaux-Arts, qu'elle revoit dans un bar pour filles.
Pour sûr, le film La Vie d'Adèle ne mérite pas d'être récompensé pour son scénario, tant les étapes de cette passion amoureuse sont convenues: coup de foudre, passage à l'acte, bonheur et épanouissement du couple, routine, infidélités et crises de jalousies... Mais on ne s'ennuie pas, malgré la longueur du film. Adèle Exarchopoulos est d'un naturel confondant. Pour l'anecdote, on notera que ce film ne sera pas adapté comme support à une campagne anti-tabac... On retiendra aussi qu'Abdellatif Kechiche apprécie particulièrement les plans serrés, donc attention au mal de mer pour les spectateurs des premiers rangs ! En résumé, La Vie d'Adèle est un film magnifique, 100% palmable.
Ma note = 19/20
15h30 Tel Père, Tel Fils de Hirokazu Kore-Eda (compétition officielle, Japon)Durée = 2h00
Avec Masaharu Fukuyama, Machiko Ono, Lily Franky
Keita a 6ans. Il est le seul enfant d'une famille aisée, mais il ne voit pas souvent son père, Ryoata, qui passe beaucoup de temps dans son cabinet d'architecte, au détriment de sa vie de famille. Ryusei a le même âge. Il est un des trois enfants d'un couple modeste. L'organisation bien réglée des deux familles est bouleversée par une révélation : la clinique qui a vu naître Keita et Ruysei le même jour a échangé les deux enfants à naissance...
Le support de l'intrigue est le même que dans La Vie est Un long Fleuve Tranquille d'Etienne Chatiliez, mais le traitement en est ici très différent, à commencer par le rythme, très japonais. Hirokazu Kore-Eda prend le temps de laisser ses personnages évoluer, surtout les enfants. Pour moi, c'est la justesse du décryptage de la psychologie infantile qui donne toute sa valeur au film. Tel Père, Tel Fils n'est pas une assurément pas œuvre bâtie avec les codes du cinéma commercial, mais les cinéphiles apprécieront. J'ai passé un bon moment.
Ma note = 16,5/20






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