8h30 Peddlers de Vasan Bala (Semaine de la Critique, Inde)Candidats à la Caméra d'Or
Durée : 1H56
Avec Gulshan Devaiah, Siddharth Mennon, Kriti Malhotra, Nimrat Kaur, Murari Kumar, Sagai Raj, Megh Pant, Nishikant Kamat, Neeraj Ghaywan, Anubhuti Kashyap
La scène se passe à Mumbai. Mac, 20 ans, rend des services à un réseau de trafiquants de drogues. Bilkis, une institutrice, débarque parmi eux. Elle n'en a plus pour très longtemps à vivre. Ranjit est policier à la brigade des stups. Il est célibataire, névrosé, et prompt à piéger les délinquants pour mieux les confondre. Leurs destins se croisent... J'aurais préféré qu'ils se croisent davantage, pour donner plus de liant à ces tranches de vie. Cela dit, le réalisateur montre un sens du rythme et une créativité dans la mise en scène qui pourrait bien intéresser le Jury de la Caméra d'Or. Peddlers est un film indien qui ne rappelle en rien Bollywood, et qui est l'oeuvre d'un réalisateur en quête de galons, mais déjà plein de talent.
Ma note = 15/20
12h00 Fogo de Yulene Olaizola (Mexique, Canada)
Candidat à la Caméra d'Or
Durée : 60'
Avec Norman Foley, Ron Broders, Joseph Dwyer
Le seul ferry qui relie l'île de Fogo avec le monde moderne est sur le point d'être supprimé. Deux hommes insulaires, père et fils, s'interrogent. Partiront? Partiront pas? Ils pleurent leur passé et ont un rapport avec le temps qui contraste avec l'accélération de la société d'aujourd'hui. Cette oeuvre regorge de paysages magnifiques de toundra. Oui, mais quoi d'autre?
Ma note = 9/10
15h30 A respectable family de Massoud Bakhshi (Quinzaine des Réalisateurs, Iran)Candidat à la Caméra d'Or
Durée: 1h30
Avec Babak Hamidian, Mehrdad Sedighian, Mehran Ahmadi, Ahoo Kheradmand, Parivash
Nazariehbien ouéj
Arash Saafi retourne dans son pays natal, l'Iran, après 22 ans de séjour en Europe. Il est invité à enseigner par l'université de Chiraz. A la fin de son séjour, les autorités lui refusent certaines formalités. Son neveu propose de l'aider, alors que son grand-père, le père d'Arash, un riche industriel, se meurt. A qui ira l'héritage? De douloureux souvenirs resurgissent et viennent hanter les esprits des protagonistes. L'essentiel du film se passe à Chiraz, pas à Dallas, mais c'est quand même un univers impitoyable. J'ai pris plaisir à regarder A respectable family, un très honorable divertissement, bien emmené, sans trop de prétentions.
Ma note = 14/20
17h30 Aquí Y Allá de Antonio Méndez Esparza (Semaine de la Critique, Espagne/Mexique)
Candidat à la Caméra d'Or
Durée : 1H50
Avec Teresa Ramírez Aguirre, Pedro De los Santos Juárez, Lorena Guadalupe,..

Après avoir travaillé des années aux États-Unis, Pedro rentre chez lui, dans un petit village de montagne à Guerrero, au Mexique. Il y retrouve ses filles, et sa femme, bientôt enceinte. Mais difficile d'oublier la réalité économique quand les aléas de la vie s'en mêlent... On peut saluer le travail sur la lumière et la photographie, accepter le parti pris de lenteur, mais une vie trop ordinaire fait rarement un film extraordinaire.
Ma note = 12/20
20h00 Courts-métrages 2 de la Semaine de la Critique
Fleuve Rouge, Song Hong de Stéphanie Lansaque et François Leroy (France)
durée : 15'
Dessin animé. Des rencontres à bord du fleuve rouge. Joli travail d'images réelles et de synthèse mélangées. Ma note = 15/20
Circle Line de Shin Suwon (Corée)
Durée : 26'
Dans le métro, un cadre en ressources humaines ne sait pas comment avouer à sa femme, sur le point d'accoucher, qu'il a perdu son travail. De bonnes trouvailles mais inégal. Ma note = 13/20
Horizon de Paul Negoescu (Roumanie)
Durée : 11'
Un pêcheur qui utilise des méthodes traditionnelles dans un environnement industriel disparaît, attaqué par un monstre. Euh? Ma note = 9/20
Family dinner de Stefan Constantinescu (Suède)
Durée : 14'
Un dîner de famille, où on se dit pas tout et où les convenances cachent une libido en berne. Ma note : 17,5/20
La bifle de Jean-Baptiste Saurel (France)
Durée : 25'
Le gardien d'un sex shop est complexé par la longueur de son sexe. (Je devrais dire sa "bite", parce que le mot est prononcé pas loin d'une centaine de fois). La venue d'un producteur de kungfu porno (si, si) va lui donner une chance de reprendre confiance en lui. 25 minutes de déconade absolue. Des blagues grasses, très grasses. Le résultat est un court métrage appelé à devenir culte dans les galas des grandes écoles ou les séances de bizutage pour ados. Je ne suis pas le plus grand fan, mais je suis obligé de le mettre parmi les favoris pour le prix du court métrage, pour la créativité délirante de l'équipe. Ils paraît qu'ils ont mis 2 ans pour le finir. La bande annonce ci-dessous vous donne un aperçu du thème. Notez bien qu'elle est beaucoup moins crue que l'ensemble du court-métrage.. Ma note = 18/20






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