8h30 Snowtown (Les Crimes de Snowtown) de Justin Kurzel (Semaine Critique, Australie, candidat Caméra d'Or)
Avec Lucas Pittaway, Daniel Henshall, Louise Harris
Durée : 2h00
Jamie, 16 ans, vit avec sa mère, dans une banlieue marginale où règnent violence et chômage. Il est victime d'abus sexuels perprétrés par son voisin. Quand John Bunting débarque dans leurs vies, Jamie l'admire comme le père qu'il n'a pas connu, l'autorité qui va lui permettre de retrouver sa fierté. Mais son modèle est un tueur en série, qui prend plaisir à assassiner les marginaux. Le film dépeint une descente aux enfers vers la barbarie. Des scènes insoutenables, sans doute les plus insoutenables jamais proposées au cinéma. Au moins, vous êtes prévenu(e)! Je ne l'étais pas... On en ressort mal à l'aise, à condition d'avoir tenu juqu'à la fin. De plus, on apprend dans le générique que le scénario est inspiré d'une histoire vraie. Brrr. Interdit aux mineurs, très probablement, quand il sortira en salles.Ma note = 15/20
11h00 Skoonheid de Oliver Hermanus (Un Certain Regard, Afrique du Sud)
Avec Deon Lotz, Charlie Keegan
Durée : 01h38

François est en pleine crise de la quarantaine, convaincu qu'il a gâché sa vie, en particulier parce qu'il n'a jamais pas assumé son homosexualité publiquement. Une rencontre fortuite bouleverse son existence, celle de Christian, 23 ans, fils d'un vieil ami, incarnation de l'idéal masculin. François est secrètement consumé par une passion dévorante. Un amour impossible, nécessairement tragique. J'ai du mal à donner une note à ce long métrage parce que je m'interroge sur l'identité d'un personnage dans la scène finale. En fonction de cette identité, soit la fin bonifie l'ensemble, soit elle laisse le spectateur sur sa faim, comme si le metteur en scène n'avait pas voulu prendre de risque.
Comment trois minutes peuvent faire basculer l'avis sur un film...
Ma note = 15/20
14h00 El Velador de Natalia Almada (Quinzaine des Réalisateurs, Mexique).
Durée : 1h12
Ce film-documentaire ne relate pas la vie d'un veilleur de cimetière, comme le titre de cette oeuvre pourrait l'indiquer, mais plutôt la vie du cimetière lui-même. Il accueille les nombreuses victimes d'assassinats, ou de balles perdues au Mexique, sur fond d'actualités Tv et radios macabres. Très lent, pas de scénario, une métaphore de la violence sans violence. Bof...
Ma note = 6/20
17h00 Corpo Celeste (Corps Céleste) d'Alice Rohrwacher (Quinzaine des Réalisateurs, Italie, candidat à la Caméra d'or)
Durée = 1h40

Marta est une adolescente de 13 ans. Elle prépare le sacrement de la confirmation, qui marque la sortie de l'enfance dans la religion catholique. Mais Marta a aussi ses préoccupations de jeune fille : le corps qui se forme, les premières règles, le besoin de s'affirmer. Entre Don Camillo (pour le curé ambitieux qui fait de la politique) et Entre les Murs (pour les cours de catéchisme criants de vérité), on pourra avoir du mal à se passionner pour cette comédie dramatique plutôt légère, mais on pourra difficilement contester que cette réalisatrice-là a un authentique talent. Corpo Celeste se positionne déjà comme un sérieux prétendant à la Caméra d'Or
20h00 The Big Fix de Rebecca Tickell et Josh Tickell (Sélection officielle, séance spéciale, USA)
Durée : 1h52
Ce documentaire d'investigation reconstitue les véritables causes qui ont conduit à la gigantesque marée noire, après le naufrage de la plateforme de BP dans le Golf du Mexique. Rien de nouveau pour ceux qui ont suivi l'actualité et vu les nombreux documentaires sur la crise économique et environnementale. On notera toutefois que la réalisatrice a payé de sa personne, victime d'ennuis dermatologiques et respiratoires au contact des substances soit-disant inoffensives larguées par BP. Un film indispensable pour ceux qui considèrent les préoccupations environnementales comme secondaires.
Ma note = 10/20






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